Mes 6 conseils pour bien préparer votre été

Mes chatons,

je suis de celles qui ferment leur gueule quand elles n’ont rien à dire d’intéressant : ce n’est pas que je vous boudais, je prenais juste soin de ne pas abuser de votre temps de cerveau disponible.

Si d’aventure vous cherchiez une N-ième liste de conseils pour avoir un « bikini body » cet été, je vais abréger le suspens -et mes souffrances- et donner la seule et unique vraie recette valable :

  1. tu prends ton body
  2. tu le mets dans un bikini

Et hop ! Objectif atteint.
*****Spoiler alert : Et oui, la vie n’est pas plus compliquée que cela *****

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En cette période de préparatifs de vacances, je veux vous être vraiment utile :
vous permettre d’accélérer la lecture de vos romans de gare
et/ou des notices techniques du pilotage de votre yacht.

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Vous avez peut-être la même habitude que moi : mettre dans votre valise bien plus de livres que de petites culottesEt votre empreinte carbone de crever les cieux ; car sur les 23 kg de bagages autorisés en soute, il y a bien 21 kilos de bouquins qui vont faire inutilement le voyage aller ET retour.
Personnellement, non seulement, je prends toujours trop de livres à lire, mais en plus j’en achète sur place…
#lesyeuxplusgrosquelecerveau #rhaaaaajaimelepapier #promisjarretedemain

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A défaut de sauver les forêts ou de me résigner à la frugalité ambiante en n’emportant que les 2 ou 3 livres que je lirai effectivement, j’ai décidé de régler ce problème de manière paradoxale : j’ai pris la résolution d’augmenter drastiquement ma vitesse de lecture.

Après tout, c’est moi qui suis en vacances,
pas mes neurones.

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J’ai suivi une formation à la lecture rapide* et je me suis dit que les astuces suivantes pourraient vous permettre d’augmenter sans effort votre vitesse de lecture pour votre plus grand bonheur estival.
A tester sur des vrais livres ou sur votre tablette préférée.

  1. Utilisez votre doigt (ou un stylo, ou tout autre objet) pour suivre votre lecture, comme quand vous étiez petit(e) et que vous appreniez à lire.
    Notre cerveau facétieux, quand il lit sans guide, a la fâcheuse habitude de remonter le courant de la lecture comme un saumon pour vérifier qu’il a bien compris ce qu’il vient de lire. Imaginez que vous regardez une vidéo et qu’un lutin rembobine 15 secondes de film toutes les 30 secondes… C’est exactement ce que font nos yeux quand ils ne sont pas « obligés » de suivre le cours de la lecture avec un guide (un de vos doigts fera amplement l’affaire).
    Rien qu’avec cette astuce, j’ai doublé ma vitesse de lecture.
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  2. Posez votre « doigt-guideur de lecture » à 2 cm du début de la ligne et faites le passer à la suivante quand il arrive à 2 cm de la fin.
    Nous lisons par ‘indentation« .
    De la même façon que nous avons su passer du déchiffrage lettre à lettre d’un mot à la lecture globale du mot dans nos jeunes années d’apprentissage, notre cerveau peut apprendre à capter des groupes de mots de plus en plus gros (les groupes, hein ! pas les mots…).
    En rognant sur les débuts et les fins des lignes, nous obligeons notre cerveau à lire le texte par morceaux plus importants.
    Et du coup, ça va plus vite : c’est mécanique.
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  3. Accélérez le déplacement de votre doigt-liseur
    Saviez vous que, si vous avez des difficultés à vous concentrer sur votre lecture, c’est principalement parce que vous ne lisez pas assez vite ?
    Nous avons l’habitude de lire tellement « lentement » que notre cerveau est en sous-régime et comme tout individu normalement constitué, quand notre cerveau se fait chier comme un rat mort, il pense à autre chose…
    Déplacez votre guide de lecture plus vite et vous tirerez bénéfiquement l’élastique du string de vos hémisphères cérébraux en augmentant votre vitesse de lecture et votre capacité de concentration.
    (Je laisse à votre discrétion le string coincé entre vos deux autres hémisphères)..
  4. Ne lisez plus dans votre tête
    Même si vous êtes con comme un balai, vous parlez toujours moins vite que vous ne pensez. Le fait de s’écouter lire « dans notre tête » en ralentit considérablement la vitesse.
    Pour s’enlever cette « mauvaise » habitude, il suffit de compter « 1 – 2 – 3 – 1 – 2 – 3 » à la place de lire les mots en silence. Ce faisant, notre cerveau dissocie ce qu’il lit de ce qu’il entend et file alors à la vitesse de l’éclair.
    Sincèrement, au début, j’ai eu l’impression de devenir un schizophrène amateur de valse, mais force est de constater que ça fonctionne.
    Et « whatever works » est mon deuxième prénom.
    pilar-lopez-be-your-best-coaching-sophrologie-formation-conseil-5-conseils-pour-l-été-lecture-rapide.jpg
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  5. Posez vous 7 questions avant de lire
    A force d’augmenter mécaniquement la vitesse de lecture, le cerveau a tendance à zapper et ce qui doit rester de la lecture se transforme rapidement en écrémage. Or, ce n’est pas la peine de lire 2 fois plus vite, si vous devez relire 3 fois le même chapitre pour en comprendre le contenu.
    L’astuce est alors de se poser au moins 7 questions avant de lire : Qui sont les personnages ? Où et quand se déroule l’action ? Comment le héros va-t-il s’en tirer ?…Posez-vous des questions plus techniques, si ce n’est pas un livre de fiction : le temps est-il une fonctionnalité émergente ? En quoi la théorie M est-elle liée à la théorie des cordes ? Combien le chat de Schrödinger mange-t-il de croquettes en fonction de sa probabilité de vie ? L’univers est-il fini et a-t-il vraiment une forme d’aubergine ?…
    En vous posant des questions, vous ouvrez des « boucles » dans votre unité centrale.
    Or le cerveau déteste les problèmes non résolus : tel un chien limier à qui on a fait renifler un T-shirt, il va chercher frénétiquement les réponses à vos questions en mode automatique et sans relâche.
    Du coup, l’augmentation de la vitesse de lecture ne va pas dégrader la qualité de votre compréhension. Bingo !
    Personnellement, je vous conseille de vous poser la question suivante « si je dois raconter à mon voisin ce que je viens de lire, qu’est ce que je vais lui raconter ? » (elle ratisse grave large, celle-là).
    C’est juste magique !
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  6. Adoptez une bonne posture
    Même si je ne lis que dans ma baignoire ou dans mon lit, je lis bien plus vite quand j’ai le dos droit (pour bien respirer et donc avoir un cerveau bien oxygéné) et que mon livre est en face de mes yeux (et non l’inverse : sinon on s’affaisse sur la table et on respire mal).

    you’re doing it right, baby !

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Je suis passée de 225 mots par minute (en moyenne, on lit entre 200 et 250 mots par minute) à 752 mots par minute en moins de 3 semaines d’entraînement. Et je compte bien rivaliser sous peu avec JFK qui lisait à la vitesse hallucinante de 1000 mots par minute. On raconte qu’il lisait 6 journaux le temps de boire 1 café…(Il me faut encore bien plus que 6 cafés pour venir à bout d’un seul journal !)

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Normalement, c’est à ce moment-là de mon post que vous vous insurgez et que vous me dites : « Kouââââ, Pilar !? Vous nous faites l’éloge de la lenteur et de la présence consciente à tour de bras dans votre blog et là, vous nous mettez la pression pour lire vite en nous stressant le ciboulot ?!  Pendant les vacances en plus !! Période de l’année où, plus que jamais, il faut profiter de moindres contraintes pour se mettre à un rythme de vie plus serein… Mais vous-z-êtes folle ou quoi ? »
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Oui et non, mes chouchous-chatons.

Oui.
Nos cerveaux sont sur-exploités par pas mal de conneries et sous-exploités pour les choses qui comptent vraiment. Alors, mettons gaiment des pelletées de charbon dans la fournaise de nos locomotives et lançons-nous dans le merveilleux far-west des bibliothèques de la connaissance, de l’imagination, de l’intelligence et de la culture.
Yeeehaw !

Non.
Continuons de lire de la poésie avec la langueur d’un escargot suisse.
Pour bien mâcher les mots et leurs sonorités, pour laisser notre âme vagabonder entre les lignes et les savourer.

 

Je vous bisoute et je file, car j’ai un peu de lecture à faire pour terminer de préparer le feuilleton de l’été.
A très vite.

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* la méthode s’appelle Kwik Reading .
Je vous la recommande d’autant plus chaudement que je ne touche absolument rien si jamais vous l’achetiez.

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Choisis ton camp

Mes chatons adorés,

depuis mon coming-out de sorcière sur l’excellent podcast de Moodstep (à écouter ici), je constelle à tour de bras pour mon plus grand bonheur : rien ne me plaît plus que d’être dans ma zone de génie quand il est au service du vôtre.

Il y a une énergie que j’aime particulièrement et que je rencontre fréquemment dans ces incursions au plus profond de nos inconscients : l’énergie du survivant.

Ces personnes, adultes et enfants, qui ont vécu le pire, l’indicible, le catastrophique, l’horreur absolue, l’insurmontable et qui ont dû reprendre leur place dans le monde des vivants alors qu’ils auraient mille fois préféré mourir avec leurs êtres chers : l’adolescent qui survit au génocide de sa famille, le poilu qui rentre des tranchées de la grande guerre, la femme au coeur brisé par la mort de l’homme qu’elle aime, la mère qui survit à son enfant, le bébé né au dépens de son jumeau, l’enfant rejeté qui se bat pour trouver sa place…

J’ose vous avouer que c’est un grand plaisir de ressentir physiquement et énergétiquement cette fureur de vivre : une vitalité qui dépasse toutes les souffrances endurées, un instinct de survie « beyond expectations » -comme on dit chez les Espagnols.

J’ai constaté – mais vous pouvez me contredire car mon panel est petit et il me reste encore un milliards de trucs à découvrir, ô joie !- que ces personnages ont un mindset particulièrement tranché sur leur approche du reste de leur vie : soit tout est grave, soit rien de l’est plus.

Quand tout est grave, alors ce sont des énergies débordées de tous les côtés par le foisonnement de sens, tout est important, tout est matière à apprendre, toute épreuve est une nouvelle leçon, chaque rencontre change votre vie, chaque action transforme le monde, tout mérite qu’on s’y attarde, les choix sont faits de manière scrupuleuse… parce que la vie en dépend. La qualité prime sur la quantité. Ca laboure profond et lentement.


Il y a de la solennité angoissée dans ces âmes centripètes. #TeamEpictète
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Quand rien n’est grave, alors on laisse couler. On cherche la tranquillité d’esprit, la paix des ménages, la vie devient une aventure légère car elle est un miracle absurde. Les faits, les expériences, les gens, les choses sont autant de moments qui passent, savourés « on the go », souvenirs engrangés pour en faire une vie bien remplie. On effleure la vie comme les crampons d’un sprinter caressent une piste, car elle continue d’avancer, avec ou sans nous.

(c) « Parfois je ris tout seul » de Jean Paul Dubois

Il y a du lâcher-prise « punk » dans ces âmes centrifuges. #teamEpicure
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C’est le Roland Garros des survivants :
soit la vie a trop de sens, soit elle n’en a plus aucun.
Choisissez-bien votre camp.

 

Mais, à quoi pense donc l’homme au centre ?

Sûrement à la dernière citation que j’ai trouvé sur l’une des étiquettes de mes tisanes spéciale débouchage de chakras…(oui, la sagesse de l’Univers se manifeste parfois dans les endroits les plus incongrus…) :

« Seuls existent les atomes et le vide.
Tout le reste n’est que sens. »

 

Quel que soit votre archétype de survivant (nous le sommes tous, notre curseur oscillant quelque part entre le sur-angoissé et le sur-détaché), c’est vous qui choisissez le sens que vous donnez à votre vie.

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A la prochaine, mes adorés.
D’ici-là, choisissez une vie pleine de sens (vue, ouïe, odorat, toucher, goût) pour une vie pleine de sens (vos valeurs) qui va dans le « bon » sens pour vous.

Esprit, es-tu là ?

Elle sanglote au fond de mon grand fauteuil gris, sa tasse de thé à la main.
(promis, j’arrête au prochain post. Le comique de répétition a ses limites).

Elle vient de quitter son amant, s’en mord les doigts, lui écrit des messages comme autant de bouteilles à la mer et …

Et rien.
Pas de réponse.
Elle se fait « ghoster« .

Je suis une fille assez 1er degré, bassement romantique et old school.
Se faire ghoster, pour moi, ça sonne plutôt réjouissant et ressemblerait plutôt à ça :

Monumentale erreur !
Se faire ghoster, c’est ne plus recevoir de signe de vie de la personne à qui vous écrivez. Et ce serait le mal de notre époque où l’on se rencontre désormais en ligne et où la digitalisation des relations permettent des comportements que réprouveraient Nadine de Rothschild et Jean-Louis Fournier, mes maîtres es savoir-vivre et bonnes manières.

Elle voudrait savoir « à quoi s’en tenir ». Elle a besoin d’un signe de lui, d’un accusé de réception, pour clore cette relation et en faire le deuil -quand bien même ce soit elle qui ait décidé d’y mettre fin.
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Voici les 3 principales leçons qu’on pourrait tirer de la constellation que nous avons faite ensemble.

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1/ Ne jamais prendre de décision importante quand on va mal.

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Je dis toujours qu’il ne faut JAMAIS prendre une décision importante

  • quand on a faim,
  • quand on est fatigué(e),
  • qu’on vient de parler avec sa mère (ou son père ou n’importe qui vous a « turbulationné » émotionnellement ou aspiré le peu qui restait de votre énergie vitale),
  • qu’on veut arrêter de souffrir (les ruptures à chaud, les passages à l’acte ou les suicides sont les plus grosses conneries EVER !)
  • bref, quand on n’est pas dans son état « normal ».

Le stress rend con.
Très con.
Physiquement, émotionnellement, mentalement.

Plus le stress est aigu et plus vous donnez les commandes à Kiki le gecko, le reptile qui loge dans votre cerveau, et qui ne pense qu’à survivre -parfois au détriment de votre vie amoureuse (même s’il aime se reproduire, le bougre, il préfère respirer, manger et dormir en priorité !).
Prenez le temps de « revenir dans une zone de stress raisonnable » -une séance avec votre psy ou coach préféré devrait le faire. Comme dit l’adage, « suivez votre coeur », mais n’oubliez pas de prendre votre cerveau en état de marche avec vous.

Le problème, c’est qu’on est rarement conscient d’être dans notre zone rouge quand on y est. On veut juste que le stress, la douleur, la souffrance, le mal-être s’arrête. Et vite !
Astuce de tata Pilou :  Quand vous pensez -même tout bas- « si ça continue, faut que ça cesse« , c’est que vous êtes en surchauffe avancée. Il est devenu urgent de faire une pause, de prendre du recul et de récupérer votre cortex et ses capacités de réflexion.

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2/ Chaque rencontre a une raison d’être : trouvez-la.

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Je vous passe les détails de la constellation qui a mis en évidence que les raisons pour lesquelles elle aimait follement cet homme sont exactement les mêmes pour lesquelles la relation était source d’angoisse et de terreur permanente pour elle. (si, si, c’est possible !)

J’ai la conviction que le Karma est un DRH facétieux : faites lui confiance pour nous envoyer les bonnes personnes dont nous avons besoin pour progresser dans la Vie.
Ma cliente a eu (resp. : n’a pas eu,  tout est affaire de perspective !) la chance de tomber amoureuse de son Moine Tibétain – ce truc avec une tête de « senseï » qui vous fait baver des ronds de chapeaux avec un sourire radieux. Tant que vous n’avez pas surmonté une épreuve, il vous faudra la recommencer. Sous une pluie de coups de sa férule en bambou. Il fait progresser votre âme d’autant plus qu’il fait morfler votre égo.

Les affres de cette relation lui auront permis de soigner un vieux trauma d’enfance.
Merci qui ?
Merci à celui qui a permis de le mettre en évidence, le plus souvent à l’insu de son plein gré (Il voulait bien qu’elle soit folle de lui. Pas qu’elle devienne folle tout court !).

Avoir de la gratitude pour celui que l’on a aimé est une bonne façon de le quitter.
Ou de refonder la relation si on parvient à la réparer.

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3/ On ne sait jamais contre quoi se battent les gens*.

*(* Enfin si ! A part le mystère de la Vie, rien ne résiste à une constellation !)

Se faire ghoster est terriblement douloureux.
C’est du même ressort que de ne pas pouvoir enterrer le corps d’un être cher disparu : ça rallonge considérablement -quand ça ne le rend pas impossible- le processus de deuil.

Souvenez-vous ! Quand on ne trouve pas une bonne raison, il faut en trouver mille – sinon on ne peut qu’imaginer celle qui va aller vérifier votre pire scénario de vie. Genre « Il ne m’a jamais aimée. Je n’ai jamais compté pour lui et je ne mérite même pas un mot d’adieu. Bouhouhou. Comme je suis malheureuse et indigne d’être aimée ! Je vais finir mes jours vieille fille dévorée par mes chats. Autant me suicider. »
D’où l’intérêt d’utiliser son cerveau (cf. 1/ ci-avant) et son imagination. Vous connaissez mon optimisme invétéré : l’intéressé n’est peut-être pas le dernier des [biiiiip] de [biiiiip] de sa [biiiiip] de [biiiiip] que ma cliente éplorée me décrit…

Par exemple :

  1. Il boude.
    Après tout, c’est lui qu’on a plaqué. Son silence n’est qu’une juste représaille à son éviction, na !
  2. Il ne veut pas vous faire de peine.
    Acter la rupture de son côté, c’est vous obliger à réaffirmer votre choix de rompre en premier lieu. Et pan dans les dents, le boomerang ! Mais comme c’est un gentleman (hum, hum !), il ne souhaite pas vous mettre le nez dans votre caca plus avant.
  3. Les ruptures officielles sont pour les couples officiels.
    Les amours officieuses ne mériteraient pas le savoir-vivre et le formalisme de leurs consoeurs ? Heu… Si.
  4. Il n’aime pas les confrontations.
    Comme Françoise Hardy avant lui, il ne sait pas et n’ose pas « comment te dire adieu« .
  5. Il est juste mal élevé.
    Des fois, l’hypothèse la plus simple est la bonne, dixit Sherlock Holmes.
  6. Il a plein de maîtresses et il a du mal à s’y retrouver.
    La digitalisation de la romance a exacerbé le FOMO (Fear of Missing Out) et le ghosting. On sort de plus en plus avec plein de « dates » en parallèle, le temps de trouver le bon/la bonne avec qui s’investir – voire de continuer à avoir sous la main un volume constant de relations. Si on n’a pas un système en béton pour gérer les flux entrants et sortants, on s’y perd !
    En fait, il ne vous ghoste pas, c’est juste que vous vous êtes désinscrite de sa « love mailing-list » !
    Putain d’amours 2.0 !
  7. Sa dernière rupture s’est mal passée.
    A force de le harceler avec vos sms/whatsapp/mails/etc.., vous faites passer Charles Manson pour un bisounours. Sa dernière conquête lui a fait le coup. Il vous perçoit comme une personne dangereuse et ne veut plus revivre le chantage au suicide au Nutella que lui a joué sa drama-queen précédente.
    Il a changé de trottoir et a fuit.
    Normal : il n’est pas psy, lui.
  8. Il est lui-même hyper déprimé.
    Il était amoureux et est en plein deuil de sa relation avec vous. Pleurer ou écrire, il faut choisir. Et si en plus, il n’écrit qu’au stylo plume…
  9. C’est un poisson-chat.
    Pendant que vous vivez dans les regrets et le remords de cette histoire, lui a déjà tourné la page. Mémoire de poisson rouge ou égocentrisme de chat, il vous a déjà oubliée. Vous écrire ? Mais qui êtes-vous, déjà ?
  10. Vous avez « merdé grave ».
    A impolie, impoli et demi. Qu’avez vous donc fait, dans son échelle de valeurs, qui mérite la disgrâce et le déshonneur, la mise au ban et l’excommunication sans appel ?
    Pardonnez-vous : on ne discute pas les goûts et les couleurs…
  11. Il a « merdé grave »
    Il sait qu’il a négligé sa part de la relation et que le râteau qu’il s’est pris n’est trop que mérité. Faire profil bas, sous le radar, lui permet de ne pas vous affronter, vous et sa conscience. Oui, malgré les apparences, il en a une.
  12. Il a d’autres choses à faire.
    Quand on aime du CSP++ à la vie bien remplie, faut pas s’étonner que ses activités l’appellent ailleurs avec des niveaux de priorités plus importantes que celles de ne pas passer pour un goujat auprès d’une ex-.
    Il vous écrira.
    Dans 6 mois.
  13. Il veut vous garder sous son emprise
    Son inconscient sait très bien sur quels boutons appuyer pour vous garder prisonnière de son after-shave. Tant que vous le pleurerez longtemps, vous allez ramer pour reconstruire d’autres relations. Il vous veut toute à lui et pour toujours (rire diabolique).
  14. Il veut vous garder sous la main.
    Pas de mot d’adieu = pas de rupture (cf.  le lierre et la poêle à frire). « L’affair » n’est pas close. C’est une façon comme une autre de garder la relation ouverte. Et de remettre le couvert ?
    (Mais puisque je vous dit que je suis une optimiste invertébrée !)
  15. Il vous trouve conne.
    Vous écrire serait se rabaisser.
    Des fois, l’hypothèse la plus simple est la bonne, dixit Sherlock Holmes.
  16. Il n’a rien à dire.
    Qu’il soit taiseux, sidéré par le choc ou bouche-bée devant la qualité littéraire de votre lettre de rupture, il n’a tout simplement rien à ajouter de plus.
    Des fois, l’hypothèse la plus simple est la bonne, dixit …(ok, j’arrête !)
  17. ____________ (mettez votre raison à vous)
    Si, si. Vous avez déjà ghosté quelqu’un à un moment ou à un autre de votre vie. Nous sommes humains et on a tous été lâche un jour.
    Même moi ! Un certain G. de ma jeunesse en a fait les frais. J’étais terriblement jeune et conne à l’époque (Damned ! je ne serais plus que terriblement conne ?! 0_o.) 

Il n’y a pas de date de prescription pour dire à quelqu’un qu’il a compté dans votre vie,
simple paillette ou grosse pépite d’or dans votre sablier.
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Laissez à l’autre la responsabilité de ses actes. Il a ses propres problèmes à gérer. Respectez-le.
Votre responsabilité à vous est d’accepter que l’autre ait ses raisons. Qu’elles vous plaisent ou non. Et puis sincèrement, que vous les connaissiez change-t-il REELLEMENT quelque chose à la situation ?

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Ca demande du travail pour être en relation.
Et avant tout, du travail sur soi !

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Bonne poterie, mes adorés !
Que vous façonniez des vases ou répariez des pots cassés : créez des relations, créez de l’art, …

CREEZ !

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Et pour bien terminer mon post et encore mieux démarrer la semaine, la version originale de la scène la plus glaiseusement torride et kaoliniquement sensuelle du film Ghost ici ==> Vite ! un atelier de loisirs créatif et une douche froide.

Une nouvelle liste … à mettre dans votre liste

Mes chatons,

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il paraît qu’au 15 janvier de chaque année, 97% des bonnes résolutions sont déjà mortes. Taux de mortalité qui ne s’explique pas seulement par le fait que vous étiez à moitié ivre lorsque vous les avez formulées la nuit de la Saint Sylvestre…

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Dans la série, Tata-Pilou-a-un-outil-de-folaïe-pour-vous, je vous présente celui qui pourrait bien vous permettre enfin d’atteindre vos objectifs 2017 :

la STOP-DOING LIST.

pilar-lopez-coach-sophrologue-therapie-constellation-business-75018-stop-doing-liste

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Cet outil surfe sur le concept simple qu’il faut faire de la place dans l’ancien (du dressing aux mauvaises habitudes) pour permettre au nouveau de la trouver -justement !- sa place.

Si vous vous demandez pourquoi c’est toujours le bordel sur votre bureau, arrêtez d’accuser votre chat : ce n’est pas lui qui entasse les factures, les livres, les crayons, les carnets, les dossiers, les « je-ne-jette-pas-car-on-ne-sait-jamais »… Lui, au contraire, sait balancer d’un seul coup de patte tout ce qui dépasse dans la corbeille (Marie Kondo sort de mon chat  !)

Aujourd’hui, je ne vous propose pas de ranger (ou de « déclutter-iser » pour faire hype), mais carrément de nettoyer votre vie par le vide pour libérer un temps précieux afin de le mettre au service de vos VRAIS objectifs.

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Comment faire votre Stop Doing List :

  1. observez-vous pendant une journée « habituelle » et listez TOUT ce que vous faites
  2. prenez votre plus beau Stabilo et surlignez TOUT ce qui encombre inutilement votre vie
  3. remplissez votre Stop-Doing-List avec des vraies phrases :
    • « j’arrête de me connecter à Facebook pendant les heures de bureau » (très bon pour gagner 1h ou 2 de temps de cerveau disponible par jour si vous avez décidé d’être plus productif au boulot)
    • « j’arrête d’acheter du Nutella » (très bon pour votre ligne si vous avez décidé de maigrir)
    • « j’arrête de regarder les infos à la télé » (très bon pour le moral si vous avez décidé de mieux gérer votre stress cette année)
    • « J’arrête l’iPad après 23h » (très bon pour votre qualité de sommeil … ou votre vie sexuelle)
  4. Savourez cette sensation agréable (un peu comme quand on enlève des chaussures trop petites après une dure journée de marche) et votre nouvelle vie qui commence dans laquelle il y aura plus de place pour y mettre les choses qui comptent vraiment : de la santé (mentale ou autre), du temps (pour lire, pour aimer, pour réaliser vos projets, pour dormir, …)
  5. Relisez votre stop-doing-list une fois par jour et arrêtez vraiment de faire ce que vous avez promis d’arrêter de faire.
  6. Complétez cette liste au fur et à mesure, jusqu’à ce que votre vie ressemble à l’ Oiseau de Brancusi ou à une hélice d’avion : une oeuvre d’art de pure beauté à la magnificence étincelante d’efficacité et de sens.

pilar-lopez-coach-sophrologue-therapie-constellation-business-75018-stop-liste-envol-brancusi

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Astuces : Faites-en un contrat « bright lines » (ie : simple et sans équivoque)

.Ce n’est pas la même chose de dire « j’arrête d’acheter du Nutella » que « j’arrête de manger du Nutella » : dans le 1er cas, vous pouvez vous autoriser la crêpe au Nuté quand vous fêtez la Chandeleur chez vos amis X, par contre, fini les tartines à la maison (et les enfants vont devoir se convertir à autre chose pour le goûter – l’année 2017 commence mal pour eux).
De plus, c’est plus réaliste d’arrêter d’acheter que d’arrêter de manger du Nutella : soyez optimiste ET réaliste dans vos choix.

N’écrivez pas « J’arrête de me faire pourrir par les cons » (on est tous le con de quelqu’un, souvenez-vous), mais « j’arrête de fêter la Chandeleur chez les X » ou « j’arrête de trainer avec Y les vendredis soirs »

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Oui, mais…

Certains me feront la remarque que l’inconscient ne comprenant pas la négation, la stop-doing-list serait une pure arnaque.

Ce à quoi je répondrais : « Ha ha ha, mes lapinous ! C’est la raison-même pour laquelle on fait une liste : pour rendre conscient des comportements inconscients qui nous pompent du temps ». Après, me dites pas que vous ne comprenez pas le « non » : si vous êtes bien élévé(e)s, c’est que vous l’avez intégré depuis vos 2 ans…

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Hardi petit, mes chéris.
Libérez vos emplois du temps.
Et employez ce « temps retrouvé » à être beaucoup beaucoup plus heureux.

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PS : Quoi ? Vous ne savez pas quoi faire du temps que vous allez libérer avec la stop-doing-list ? Vous ne savez pas quoi faire de votre vie tout court ? Il reste des places pour l’atelier « Créez la vie que vous voulez en 2017 » du samedi 28 janvier après-midi. Pour vous inscrire, c’est ici.

Parce que c’était lui, parce que c’était moi.

Les relations humaines sont le sel de notre vie ; et parmi toutes leurs variantes, la relation d’aide est une catégorie … « hors-catégorie ».

C’est elles -thérapie, coaching, formation, conseil, mentoring, supervision, …-  que j’exerce dans mon cabinet et je mesure, à l’aune de ma désormais « grande petite expérience » le chemin que j’ai parcouru dans ma façon d’accompagner mes clients.

Je me suis longtemps demandé comment mes clients me choisissaient comme thérapeute.

pilar-lopez-coach-sophrologue-therapie-constellation-business-75018-montaigne-la-boetie-amitie-amour-inconditionnel-comment-bien-choisir-sa-psy

Au début, je voulais être la « meilleure », la « plus compétente » , la plus « mieux » et que mes clients me perçoivent comme telle. Erreur grossière de débutante ! Issue du monde du conseil, je ne connaissais pas les critères d’efficacité d’un thérapeute (plutôt contre-intuitifs, pour le coup : un client satisfait est un client qui s’en va), je pensais que ma super-maîtrise des outils et ma giga-volonté de faire progresser mes clients étaient ma meilleure tête de gondole…

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Et puis la réalité a dépassé la fiction …

On m’a choisie parce que je suis d’origine espagnole,
On m’a choisie parce que j’habite juste à côté,
On m’a choisie parce que j’ai été chaudement recommandée,
On m’a choisie parce que j’ai l’air bombasse sur ma photo LinkedIn,
On m’a choisie parce que je suis ingénieur Agro,
On m’a choisie parce que mon blog, il est trop MDR et super LOL,
On m’a choisie parce que je parle business fluently,
On m’a choisie parce que je suis de la branche orthodoxe caycédienne,
On m’a choisie parce qu’on a cru que j’étais lesbienne, daltonienne, végétarienne…
On m’a choisie parce qu’on s’est trompé de Lopez, l’ostéo-accupuncto-homéo-magnéto-naturo-patato-psychopathe,
On m’a choisie parce que le chat a posé sa patte sur mon nom dans l’annuaire,
On m’a choisie parce qu’on m’a dit que vous étiez un peu sorcière,
On m’a choisie parce que j’ai dit un truc intelligent dans un article,
On m’a choisie parce que le psy que je voulais voir était en vacances et que ça urge,
On m’a choisie parce que je ressemble tellement à ma grand-mère adorée,
On m’a choisie parce que __________________ (mettez une bonne raison. Elles sont toutes bonnes).

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JAMAIS on ne m’a choisie parce que j’étais d’une compétence folle.
Au temps pour moi. Prends-ça dans l’ego.
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Et pourtant, ils sont restés.
Parce que j’ai été pour eux la bonne personne, à ce moment difficile de leur vie. Parce que la relation qui s’est instaurée entre nous a fait passer loin derrière les considérations techniques des approches, des méthodes et des outils.

C’est en supervision que j’ai mis la main sur l’ingrédient secret de la relation d’aide : l’amitié profonde et sincère, l’amour absolu, l’accueil inconditionnel, la bienveillance/compassion/whatever-you-name-it que j’éprouve pour mes clients et qui leur permet, parfois pour la première fois de leur vie, d’être enfin eux-mêmes, accueillis et entendus, entiers.

Alors je me rends à l’évidence – et à César ce qui appartient à John Lennon. C’est effectivement l’amour qui soigne. Le reste n’est que littérature.

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J’ai lâché prise sur mon marketing : je ne revendique plus d’être « la meilleure ». Je fais désormais confiance au velcro de la destinée : je suis « la bonne » personne pour avancer.

Et ce n’est qu’à la fin du travail fait ensemble qu’on peut chercher à élucider pourquoi la magie a opéré. Et encore…. Le plus souvent, il n’y a rien d’autre à dire que les mots de Montaigne pour La Boétie : « Parce que c’était lui, parce que c’était moi »
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La relation d’aide est un joyeux mystère qui fait communier les âmes et sauver des vies.
#jadoremonjob