Je me connais (un ‘business mindset’ pour la rentrée – 3/9)

Mes z’adorés,

Depuis que j’ai lancé mon activité, j’ai fait un sacré chemin.
En termes de business et en termes de développement personnel
(et pas seulement parce que mon business, c’est le développement personnel !).

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En avant pour l’aventure du succès !

Quand j’ai décidé de lancer mon activité, j’ai fait comme tout le monde dans mon cas  : j’ai bouquiné les guides de l’APCE, fait des ateliers au pôle emploi, des formations, observé de près et de loin des personnes qui s’étaient lancées dans le métier, … etc.
Tous leurs conseils sont bons et Dieu merci ! je n’en ai appliqué aucun.

Car comme tout le monde,
je suis unique.

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Et mon unicité ne se trouve pas seulement dans mes prestations et ma façon de les réaliser. Elle s’est aussi trouvée sur ma façon d’avancer sur le chemin radieux de l’entreprise. Comme a dit un grand philosophe à dreadlocks : « chacun sa route, chacun son destin. Yo !« .

Il est impossible de vous énumérer tous les cailloux sur lesquels j’ai trébuché, ni les rochers sur lesquels je me suis vautrée, ni même vous donner l’ordre dans lequel je me les suis pris dans les dents.
Mais chaque putain de bordel de merde de saloperie*de pas sur ma trajectoire d’entrepreneur aura été une source d’amélioration tant professionnelle que personnelle.
*non, les sophrologues ne restent pas forcément zen.

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Vous trouverez ci-après quelques exemples de domaines sur lequel j’ai été obligée de faire de sérieux progrès en allant me regarder le nombril avec une lucidité souvent cruelle.

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J’en profite pour remercier mon « conseil de Jedi » -mes professeurs, mes coachs, mes mentors, mes thérapeutes et mes superviseurs qui m’ont accompagnés depuis 2008.

L’argent :

J’ai eu la chance d’avoir des parents communistes : l’argent, c’est dur d’en gagner ;  ça se mérite -sinon c’est du vol ; les riches sont des salauds ; les patrons, des supers-salauds….  Bref, je partais de loin.pilar-lopez-coach-sophrologue-therapie-constellation-business-75018-été-2015-business-mindset-agir-action-realiser-successe-connaître-developper-business-developpement-personnel-se-noyer-argent-au-secours
Aujourd’hui, je suis passée de l’autre côté du miroir et mes tarifs sont dissuasifs pour qui n’a pas envie d(e s)’investir en lui.
Et je ne suis pas peu fière de compter dans mes spécialités celle d’aider mes clients à augmenter leurs tarifs ou à négocier leur augmentation ou leur indemnité de départ.

On pourrait croire que j’ai « viré ma cuti » pour l’amour du capital, mais en fait, j’ai juste balayé les croyances limitantes et le blocages concernant l’argent qui surgissaient sur ma route, les uns après les autres, au fur et à mesure.

Ma marge de progrès avec l’argent est encore grande (vite ! profitez de mes services avant que je m’augmente mes prix), mais c’est de loin le domaine où j’ai fait des pas de géant-chaussé-de-bottes-de-7-lieues..

L’administratif :

Plus bordélique que moi, tu meurs. Plus feignasse que moi, tu meurs. Plus « value-oriented » que moi, tu meurs. Plus « je-ne-sais-pas-déléguer » que moi, tu meurs.
Alors gâcher un temps précieux pour remplir et rassembler des papiers qui n’ont pas d’utilité pour la bonne marche de mon activité ? Plutôt crever.

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Si le statut d’auto-entrepreneur m’aura aidé à surmonter ce frein dans un premier temps, il m’a aussi entravé (on y reviendra).

Aujourd’hui je paye un comptable (chose encore incroyable il y a peu, cf. plus haut) qui fait que je suis en règle « à l’insu de mon plein gré » à chaque instant.

J’ai mis le temps, mais j’ai réussi à me débarrasser de mes croyances « je dois me débrouiller toute seule » et « Je suis un petit pot de terre contre le GROS pot de fer de l’administration ». Une grande victoire à ma petite échelle.

Mes critères de succès :

Je viens du monde du conseil. Un monde où le client est roi et où l’obligation de résultat est implicite dans l’obligation de moyen. On n’y compte pas ses heures et le respect de la dead-line est un critère de vie ou de mort. Je viens d’un monde masculin, scientifique, « hard skilled ».

Mon critère de performance, c’était d’être augmentée plus que les autres -mon concours de longueur de bite à moi.

Ma vision du succès, c’était d’être chauve, divorcé, avec des lunettes, fumer 4 paquets de cigarettes par jour et, si j’étais vraiment bon (oui, avant, je pensais que j’étais un homme), à 35 ans faire un AVC  pour cause de surmenage. (Je vous jure que c’est véridique ! On ne débute pas sa vie professionnelle chez Andersen Consulting -Accenture maintenant- en travaillant pour l’Armée sans séquelles…). Longtemps, on m’a surnommée « Churchill » – pour le sang, la sueur et les larmes… et sûrement le « no sports ».
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Aujourd’hui, je suis mère de famille (kilukru !!!), je travaille à mon rythme, dans mon cabinet cosy sur la Butte Montmartre, dans un domaine on-ne-peut-plus « soft-skilled », avec des confrères qui sont à 90% des consoeurs et une clientèle à 60% féminine. (Ok, j’avoue que je ne peux toujours pas parler sans écrire ou dessiner sur un paper-board, mais c’est véniel, non ?)

Ma compétence n° 1 n’est plus d’être meilleure que les autres -quand même un peu, mes vieux démons ne sont pas complètement morts-, mais d’être meilleure aujourd’hui que celle que j’étais hier.

Et quand j’ai bien fait mon boulot, mes clients me quittent. (NDLR : bouhouhou snif !)

Ma vision du succès a aussi évolué. Je veux désormais être un cocktail du grand-père de Kirikou et de Sir Richard Branson et d’une super bombasse (pas de jugement, c’est mon rêve à moi) : mixer une immense expérience de la vie et une infinie sagesse avec mon énergie/enthousiasme débordants et mon cerveau orienté résolution de problème pour servir encore mieux mes clients.

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Il est très difficile de changer de référentiel d’efficacité personnelle.
Je ne vous cache pas qu’entre les deux, je suis passée par « les sophrologues sont des youyous égarés dans le Lalaland », le « coaching est un métier de mous-du-genou » etc.
Oui, les coachs ont aussi des passage à vide et des bouffées délirantes.

La seule chose qui soit restée invariante est l’attention que je porte aux autres en général et mon amour pour mes clients en particulier.
C’est d’ailleurs la remarque de mon manager à l’époque qui aura déclenché ma vocation actuelle : « Pilar, t’es super bonne en développement informatique. Mais tu as un très gros problème…. – Aaaah, bon ? …. -Oui, tu aimes trop les gens. … – Ben, merde alors.  »

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et un bon burger lors de notre prochain déjeuner trimestriel.

Ma relation à la hiérarchie :

Au cours de ma vie de salariée, mes 2 premiers patrons (dont ze famous Pierre K.)  ont eu le malheur d’être excellents. Puis j’ai eu la chance d’avoir des patrons de plus en plus mauvais. J’ai connu La Chute. Du jardin d’Eden vers l’Enfer managérial.
J’en ai conclu que j’avais un sérieux problème avec l’obéissance et la hiérarchie et que je ne pouvais pas rester dans le monde du salariat (Ce qui est faux : à l’époque, j’avais juste des problèmes avec les gens qui avaient plus de problèmes de moi.)

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Une des raisons pour laquelle j’ai créé mon job,
c’est pour ne plus avoir au-dessus de moi
quelqu’un de plus con que moi.

Monumentale erreur !

J’ai été sous les ordres du pire patron qui soit : MOI.
Inexpérimentée en termes de vision/gestion d’entreprise et sans pitié en termes de management (le Churchill de mon précédent référentiel de réussite). J’étais devenue Hitler pour moi-même. J’ai failli m’auto-burn-out-er !

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Ma relation avec moi-même s’est grandement améliorée depuis.

En tant que CEO, j’ai pris conscience dernièrement que j’employais Pilar LOPEZ (wahou !), une sacrée bonne professionnelle. Même dans mes rêves les plus fous, je n’aurais pu espérer une collaboratrice de cette trempe.

En tant que Responsable de la PROD, je suis assez contente d’avoir une DAF cool (elle me casse pas les pieds quand j’ai pas rempli ma time-sheet pour facturer), une R&D déjantée (mon atelier « Foufounes en folie » ou mon mastermind  « Yes group » n’auraient pas pu voir le jour au 54ème étage d’une tour de La Défense), un Directeur Commercial qui me laisse les coudées franches dans ma relation avec mes clients.

La CEO est certes perfectible, OK, mais elle apprend continuellement et elle vient de m’offrir des FineOne de chez Neuland pour me féliciter de ce 1er semestre. Elle sait comment me caresser dans le sens du poil car elle lit mon blog et elle sait que j’aime les crayons. Beaucoup. Quand je vous dis, qu’elle aime les gens…

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mais je me soigne.

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J’ai failli mille fois arrêter mon aventure entrepreneuriale. J’ai eu le bon réflexe de travailler sur moi en même temps que je travaillais à mon business… et de me faire accompagner (wink, wink !)

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(proverbe d’une ingénieure agro devenue coach)
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Se connaître et travailler sur soi pour entreprendre n’est pas un luxe, c’est une nécessité.

La vie comme le business stagnera là où vous avez des progrès à faire et tant que vous n’aurez pas enlevé le caillou/pierre/rocher/roc qui bloque le sep de votre charrue. A bon entendeur…

La mauvaise nouvelle, c’est que malgré tous les progrès accomplis, je rechute régulièrement. Comme un élève de CM2 qui rentre en 6ème. Je monte en ligue et mes problèmes grandissent au fur et à mesure que l’envergure de mes épaules d’entrepreneur croît.

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(J’avais parié avec Mai-Lan que je dessinerai une illustration pour mon blog. Check !)

Développer son business et se développer soi-même : même combat. L’un nourrit l’autre. Peu importe par quel bout de l’équation vous prendrez le problème.

Apprenez à vous connaître et à vous aimer : vous êtes de loin le meilleur asset* de votre KPI**.

* investissement
** Key Performance Indicator

Le challenge, cette semaine : Fastoche  !

  1. Qu’est-ce vous pensiez qui était vrai il y a 5 ans, et qui ne l’est plus du tout ?
  2. Mesurez le delta entre old-you et now-you.
    Emerveillez-vous et congratulez-vous.
  3. Quelles bonnes perspectives envisagez-vous pour votre future-you ?

Réjouissez-vous,
vous êtes en train de grandir….

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4 réflexions sur “Je me connais (un ‘business mindset’ pour la rentrée – 3/9)

  1. Youpiii, je suis en train de grandir !
    Merci pour ce super article Pilar où je me retrouve totalement et ça fait un bien fou de le lire en ce moment où je suis en phase de transformation (gogo gadget).
    Belle semaine à toi ;-)
    Pat

  2. Défi illustré brillament relevé Pilar, merci pour la dédicace ! Et vraiment tes billets sont des perles, je suis d’une humeur super joyeuse en te lisant – et ça me donne carrément envie de m’activer là tout de suite, et ça c’est précieux !!!!

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